Espoirs du printemps

Le printemps fleurit, les bourgeons pleins d’espoirs s’ouvrent. C’est aussi le moment des décisions et des engagements. Sous la forme de demandes de renseignements plus ou moins élaborées apparaissent deux conceptions.

La
dimension « sérieuse » de la sophrologie, sa
distinction, de la médecine au bien-être, de la thérapie au
comportemental, qui engage à des relations à la fois sociales et
thérapeutiques. L’inscription de la sophrologie sur les registres
du RNCP a entraîné incontestablement une ampleur particulière et
sécurisante.

L’inconvénient
est l’interprétation de bonne foi, par beaucoup de demandeurs, de
l’acquisition garantie d’un diplôme donnant la possibilité
d’avoir une profession. Il y a un danger dans les demandes que nous
recevons : « moi, particulier, j’envisage une
inscription dans une école de sophrologie, elles ne sont pas si
nombreuses, pour obtenir automatiquement un diplôme me permettant
d’exercer dans le cadre reconnu du savoir que j’ai plus ou moins
acquis. »

Cependant
ce désir d’inscription doit inclure formellement l’intérêt que
le candidat porte à la sophrologie non pas comme moyen de vivre mais
comme moyen de s’améliorer dans le but d’aider les autres. On
« n’achète » pas un diplôme de sophrologie par
nécessité sociale de travailler mais dans un intérêt où se situe
d’abord le rapport respectueux de personne à personne et la
légitimité d’une intervention d’une importance particulière
pour l’avenir et pour la vie de l’autre.

C’est
la raison pour laquelle je me permets d’inviter les demandeurs à
bien réfléchir à cette dimension étant donné que le RNCP reste
une nécessité de reconnaissance professionnelle.

Futur(e)
candidat(e) ou plutôt candidat(e), n’hésitez pas à prendre le
temps de la réflexion et à interroger l’école, choisie ou à
choisir, sur cette dimension, avant d’entrer dans un « truc »
basé sur n’importe quoi.

Bonne
chance !